Pasteur, en VI actes au palais de la Découverte.

Sur une situation mouvementée du XIXème siècle, empire, monarchie, république, mais aussi dans un contexte d’ébullition des savoirs et des techniques, on entre au théâtre de vie de Pasteur né en 1822.

Aujourd’hui,  on appellerait Pasteur un consultant. Se rendre compte sur le terrain, rapporter au laboratoire les problèmes réputés inexplicables, décortiquer avec l’âme d’un chercheur et retourner avec sa solution.

On rappelle que Pasteur est chimiste de formation, son premier travail est  d’élucider le mystère scientifique de l’acide paratartrique, obtenu suite à un accident industriel.

Entrent en scène nos enfants avec leur questionnaire de visite à remplir à l’aide des jeux proposés tout au long de l’exposition. On joue à assembler les cristaux identiques, on regarde dans le polarimètre et on tire des conclusions.

Notre consultant est appelé ensuite pour des problèmes de fabrication par fermentation. Se joue l’acte II et la suspicion de l’infiniment petit. Nos petits doivent reconnaitre les bactéries, doivent dessiner ce qu’ils voient au microscope…

L’acte III est une vraie remise en question sur une théorie du moment, ces phénomènes arrivent-ils par des générations spontanées ? Deux clans s’opposent farouchement, les échanges sont cinglants.

Pouchet dira : « Monsieur Pasteur nous a traités d’ignorants. Il paiera l’affront d’une sanglante manière, je ne l’abandonnerai qu’étouffé sous le poids des rochers de l’hétérogénie »

Louis Pasteur  sort les griffes et s’engage dans la défense de sa théorie des petites bêtes. Finalement, l’Académie des sciences donne raison à Pasteur en 1864 et admet la théorie de l’infiniment petit.

Pour les avertis, les résultats des expériences de Félix Archimède Pouchet étaient faussées par l’existence de spores.

Un nouveau problème industriel, les vers à soie de France sont malades. Notre consultant part sur le terrain et sauve les élevages. Sa théorie du microbe tient la route.

Avec des maladies de l’époque comme la rage, la diphtérie, la lèpre, le typhus, les savants se lancent dans une chasse au microbe.

Pasteur invente l’idée de l’asepsie.

Les enfants continuent eux aussi leurs expériences sur quatre-vingts poules malades du choléra. Et petit à petit, on arrive sur l’idée du vaccin, Pasteur dit : « S’il est terrifiant de penser que la vie puisse être à la merci de la multiplication de ces infiniment petits, il est aussi consolant d’espérer que la science ne restera pas toujours impuissante devant de tels ennemis ».

Avec sa sensibilité à résoudre les problèmes, il a l’audace d’expérimenter ses expériences contre la rage. Le vaccin est né. Et sa réputation (mondiale) avec.

L’acte VI nous amène à ses successeurs et la suite des recherches avec la notion d’immunité.

L’exposition se termine dans un tunnel d’avenir qui aborde les nouvelles visions sur ce monde de l’infiniment petit avec les technologies d’aujourd’hui.

Et on conclut en se posant la question « Que reste-t-il de Pasteur ? ».

Qu’en pensez-vous ?

Vous êtes au musée de la Découverte qui va fermer ses portes en 2019 pour rénovation. Profitez-en pour aborder les sciences autrement avec vos enfants. Tous les thèmes sont abordés, la chimie, les sciences de la vie, l’astronomie, les mathématiques, etc…. Je n’ai pas résisté de retourner voir les expériences en physique, particulièrement l’électrostatique. C’est toujours fou de voir les cheveux du savant fou se dresser sur la tête !!!

Pasteur, l’expérimentateur, palais de la Découverte, jusqu’au 19 aout 2018.

Du mardi au samedi de 9h30 à 18h00, dimanche et jours fériés de 10h00 à 19h00

Métro 1 et 13 station Champs Elysées Clémenceau, 1 et 9 station Franklin Roosevelt

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