Du bio pour nos marmots !

Crédit photos : change.org

Rencontre avec Olivier Liénard, créateur de cantines.org

Olivier Liénard aime le “bien manger”. Et il voudrait bien que sa fille, à la cantoche, en profite également, des bons produits locaux et bio. Il a lancé l’association cantines.org, pour améliorer les repas des cantines. On l’a rencontré (et on s’est dit qu’à l’époque du purée jambon au collège, on aurait bien voulu connaitre Olivier !).

Quand on a des enfants, on veut ce qu’il y a de meilleur pour eux (paye ton cliché – mais si les clichés existent, c’est bien pour une raison).  On veut qu’ils aient accès à tout ce qui peut leur être bénéfique, une bonne éducation, un foyer aimant et qui leur permettra de se construire sereinement, un monde meilleur, et aussi une alimentation saine et équilibrée. Mais force est de reconnaître qu’entre ce qu’on aimerait pour nos enfants, et ce que la réalité offre, parfois il y a un léger écart. Parfois de la taille du Nil. Apparemment, nous serions 95% de parents d’élèves à trouver que les repas de cantines auraient besoin d’être améliorés. C’est énorme, et pourtant rien ne change.

Olivier Liénard habite Margny-lès-Compiègne et fait partie de ces nombreux parents, mais il n’est pas un parent comme nous autres. Lui, il a décidé qu’il ne resterait pas assis à se plaindre de la piètre qualité des repas scolaires servis à son enfant, lui il allait changer le monde (il est comme ça, Olivier, il fait partie de ces gens qui changent et sauvent le monde). Alors en octobre 2016, il a créé une association, qu’il a nommée Cantines.org. “Si dans chaque école de Compiègne, on a un seul parent qui est prêt à s’engager dans le collectif de parents, tout de suite on a du poids face aux décisionnaires sur le sujet”, argumente-t-il.

L’idée de départ, c’est en effet de demander à améliorer l’offre actuelle, en proposant à nos enfants des repas équilibrés, bio, locavores, éthiques et de saison.

De nombreuses communes en France ont déjà prouvé qu’il est possible, en modifiant le cahier des charges des prestataires des repas scolaires, d’imposer entre 20 et 50% de produits locaux et/ou bio. “Certains établissements, à Paris notamment, ont réussi à imposer 50% de bio dans les cantines, juste en changeant le cahier des charges. Au début on propose 5%, puis tout le monde se prend au jeu, au fur et à mesure”, explique-t-il.

L’association, aidée par un don important de la Fondation Ramsay Générale de Santé, a également développé un kit pédagogique à mettre à la disposition des centres aérés, mairies, écoles, etc.
Ce kit se présente sous la forme d’un jeu coopératif pour les enfants de 6 à 11 ans, et qui permet de les sensibiliser sur les différents enjeux de leur assiette quotidienne, afin de les rendre acteurs de leur alimentation.

Si vous aussi, vous voulez sauver le monde, et participer à l’aventure de l’amélioration des cantines locales, vous pouvez :

  • Contacter Olivier Liénard à l’adresse olivier.lienard.@cantines.org afin de vous proposer comme membre du collectif de parents d’élèves de Compiègne, afin de porter le projet auprès de la ville.
  • Visiter le site cantines.org et la page Facebook
  • Proposer un atelier avec le kit pédagogique à l’école de votre enfant
  • Partager l’information auprès des autres parents d’élèves de votre entourage
  • Adhérer à l’association (10€ par an, on est d’accord que ce n’est pas la banqueroute)
  • Si vous avez récemment touché le jackpot, ou hérité de Tata Germaine La Riche, vous pouvez faire un don à l’association (j’ai 2-3 autres suggestions, également, mais on en parlera en MP, ok ?)

Comme le dit Olivier, il faut faire changer les mentalités, et montrer que oui, cela peut se faire. Alors pourquoi pas à Compiègne ?  

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